jeudi 14 novembre 2013

Nous vous recommandons : Jacques Le Scanff à la Galerie Première Ligne. Un évènement !


Depuis son ouverture, la galerie blanche tient ses amis et fidèles informé de l'excellent travail qui se fait à Bordeaux, au 8 rue Teulère, près la Grosse Cloche (quartier Saint-Paul), à Bordeaux, dans la superbe Galerie-Librairie-sonothèque Première Ligne de  Cécile Odartchenko, écrivain et éditeur (Les Vanneaux).

Celle-ci présente à compter de cette semaine et jusqu'au 20 décembre, le travail de 
Jacques Le Scanff.
le vernissage aura lieu le vendredi 22 novembre 2013, à partir de 19 heures.
L'évènement est d'importance tant l'artiste qui a côtoyé toute sa vie les esprits les plus brillants de notre temps, traduit dans ses œuvres toute son humanité et son sens du spirituel qui élève l'humain, donnant à voir tant les hommes que la nature qui les environne dans une vérité aussi crue que poétique.

Venez nombreux découvrir cet artiste :


La Galerie Blanche , qui apporte son soutien inconditionnel à Cécile Odartchenko se réjouit de la présentation du travail de cet artiste de très grande qualité à Première Ligne. Pour ceux qui ne le connaissent pas, voici ci-dessous, la notice composée pour l'occasion par le poète Jean-Paul Bota :

"Jacques Le Scanff, un esprit vagabond

La rencontre – l’Homme

La première fois que je l’ai rencontré, j’avais dû arriver en avance au rendez-vous et je l’avais attendu au bout de l’impasse devant son atelier. C’est là donc, un après-midi de janvier que j’aperçus pour la première fois,  foulant le pavé herbu humide aux interstices, bravant l’hiver, sa silhouette longiligne et son épaisse chevelure blanche longeant les ateliers, dos voûté comme sur une mobylette imaginaire presque, comme fonçant depuis toujours vers quelque nouvel objectif.


 Je lui serrai timidement la main et il me fit entrer. Odeurs des peintures à l’huile et palettes de couleurs fraîchement déposées sur un établi voisinant avec manuscrits, livres, téléphone, post-it aux fenêtres, voilà pour l’horizontal. À la verticale, c’étaient les toiles du Maître aux murs, les dessins et la vaste bibliothèque où s’étageaient les livres offerts par « ses » poètes, ceux qu’il avait publiés au Préau – sa Maison fondée en 2000 – et ceux à qui il avait consacré un numéro de la Revue, parfois les deux : Mathieu Bénézet, Christiane Veschambre, Michèle Desbordes, Marcel Cohen… côtoyaient  Claudel, François Bon, Pierre Michon, Pierre Bergounioux, Nicolas Bouvier et bien sûr Faulkner, son grand amour, les livres de peinture, ses propres livres même car l’homme est aussi poète et quel Poète... Lisez ses Miettes de Macquis, écrit pour la majeure partie dans le Métro, feuilletez son Eiffel, la tour  de fer, un poème photographique, oui…, photos encore ou peintures des livres en collaboration, Le Louvre, lumière des pierres avec Michel Ellenberger, Deux textes sans titre et huit photos avec Marcel Cohen, Images vraies avec Mathieu Bénézet...  La bibliothèque donc… À ses pieds, sur la moquette élimée, des cartons que le livreur vient de déposer, le tirage récent d’un auteur, les épreuves ne sont pas très loin. Tout cela flotte tranquille dans la chaleur d’un chauffage d’appoint, la radio ronronne. On s’installe, on parle des textes que je lui ai envoyés quinze jours plus tôt, on aborde la peinture, Turner et Hopper (des peintres dont nous avons parlé, il me semble, à mon initiative). Il me dit qu’il  voudrait lire d’autres textes de moi, insiste pour que je l’appelle Jacques en  toute décontraction pour créer un climat favorable à un dialogue qui ne s’arrêterait pas là.  Il me laisse parler surtout,  il n’est pas homme à faire la pose ou à se perdre dans des épanchements gratuits, pas homme à exister, en somme,  indépendamment de ses interlocuteurs et confidents.  Je repartais à la nuit dans le froid, sa piqûre, celle d’un deux-roues peut-être, la ville bruinait ses lumières vertes, rouges…  je revivais notre rencontre, nous ne tarderions pas à nous revoir…
Ce que je sais aujourd’hui de lui ne m’a pas été offert d’un seul tenant. Il m’aura fallu des années de collaboration et de confidences livrées par bribes irrégulières, voire accidentelles, et ce au hasard des rendez-vous et des projets.   Peu à peu, le voile tombe : je découvre l’étendue et la singularité de ses passions : de la peinture au dessin, en passant par la poésie avant-gardiste, sans oublier la photo,  tout ça sous le patronage de quelques figures emblématiques : Van Gogh, Cézanne… Bonnard retouchant ses toiles au musée, il me raconte…  et Bokor… De fil en aiguille, il exhume, pour mon plus grand plaisir, ses  vies antérieures : son enfance à parcourir le Louvre*, son travail à La Collection Découverte chez Gallimard, d’illustration de la Bible pour enfants, de photographe pour le PAM au Vietnam et en Afghanistan notamment. Ses anecdotes sont édifiantes : parlez-lui  de Kateb Yacine par exemple et il vous racontera aussitôt quelques unes de leurs mémorables beuveries, d’un cinéaste, Manuel de Oliveira ?, il l’a photographié, il a vécu la Révolution des Œillets,  vous vous hasardez du côté de José Afonso,  l’interprète de la chanson Grândola, vila morena diffusé le 25 avril à minuit quinze, sur Rádio Renascença, qui servit de signal pour débuter la Révolution qui renversera le régime, il l’a côtoyé, de même pour Pierre Magnan qui était son voisin…  Hasard des rencontres ou puissances de la destinée : son ami d’enfance, ayant-droit des œuvres d’Albert Cohen qu’il  a naturellement publié,  n’est rien de moins, excusez du peu,  que l’ancien Président de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, Daniel Jacoby, de surcroît avocat, poète et écrivain, son gendre, Benjamin Stora, et j’en passe. Il a toujours quelque chose de surprenant à vous dire. Qu’il nous livre un pan de sa vie, on l’écoute, pantois. Chez lui, l’occasion fait souvent le larron, il ne s’affiche pas, ce sont les circonstances, voire des répliques involontaires, qui font qu’on le découvre.
Toute personne qui a la chance de croiser sa destinée, de s’entretenir avec lui ne serait-ce qu’une fois vous dira que c’est un être délicieux, toujours prêt à laisser la vedette à autrui. L’Humanité l’habite, l’humour, le détachement, la légèreté, le charme, la confiance en son prochain, le mystère, la modestie aussi, je l’ai déjà évoqué… Il rêverait de faire ressortir au grand jour des peintres injustement restés sous silence, de faire un numéro de revue uniquement avec des auteurs inconnus… La générosité de l’Homme est sans limite et sans calcul,  il convient d’insister là-dessus, et pour cause : c’est ainsi qu’il me confiera un jour la Revue, sans préambule et sans programme précis : un seul mot d’ordre, en somme, carte blanche…

La revue – Jean-Paul Michel – Bordeaux
Ménilmontant. Le café du coin où nous avons nos habitudes. On parle de la revue. Très vite, il y aura Mathieu Bénézet puis Jean-Paul Michel, Pierre Bergounioux… Très vite, la poésie croisera la peinture, la sculpture : Denis Martin, Pierre Édouard, Richard Laillier... À Bordeaux, pour le n°10, le souvenir de la Gare Saint Jean, sur le quai, la silhouette de Jean-Paul Michel, parapluie prolongeant le bras, qui nous hèle, c’était l’hiver encore, le tram, la visite de ses ateliers, souvenirs d’avec Pierre Bergounioux au Lycée Cabanis, la classe de première – Pierre, l’ami de toujours –, évocation de la rencontre, dans sa jeunesse, avec André Breton, c’était à Saint-Cirq-Lapopie (ce dont témoigne P.B. dans ses Carnets de notes), le souvenir ému de Jean-Marie Pontévia qui aura été l’un de ses professeurs, qu’il publiera, le premier livre réalisé matériellement, imprimé sur une presse de récupération, le Roi de Mohamed Khaïr Eddine, il avait seulement 17 ans (on ne peut s’empêcher de penser à Rimbaud), il avait dix-sept ans donc, Khaïr-Eddine un peu plus, c’était avant la Fondation des Éditions William Blake en 76 (publications de littérature contemporaine, de livres sur l’art, de poésie, d’ouvrages sur la musique, la photographie, la psychanalyse…), bientôt 50 ans déjà d’une aventure, d’une vie vouée à des signes, eux-seuls qui pourront maintenant nous sauver pour évoquer un poème dédié par J.P.M. à J.M. Pontévia. Mais revenons à Rimbaud : « Très tôt [dit-il], Rimbaud a été pour moi une illumination absolue et un problème considérable puisque c’était aussi un emprisonnement, le pire des châtiments, donc. Pour sortir de ce piège, je n’ai pas écrit pendant dix ans afin de ne pas devenir un perroquet. Il a fallu un remède de cheval. Il a fallu que je me détache, que je me guérisse, que je me débarrasse de moi, que je sois nouveau. Au fond, c’est toujours ça l’enjeu de l’écriture. »
La prose de Jean-Paul Michel, une voix unique dans la poésie de ce temps. Incarnée. Grave. Son flux, son reflux (…) une mer dans les mots de Jacques…
Un mot encore pour Daniel Puymèges, ami de Jean-Paul Michel, que Jacques rencontrera avec ce numéro 10. Hasard heureux, la rencontre se fera un jour où D.P. sera le seul à se rendre à l’atelier pour fêter la sortie du n°10, ignorant que la date a été déplacée. Mécène, un temps, il travaillera au Préau et y publiera un roman ; il disparaîtra prématurément.

Sa peinture
Les expositions à l’atelier de la rue d’Oberkampf, celles de l’avenue de Choisy, le nouvel atelier (après que des promoteurs l’ont poussé à quitter l’impasse). Ou à la Galerie Nouvellet… Les amis sont là et le vin coule à flot. L’Humanité d’une peinture, le cœur consenti de tout ce qu’il a vécu, fusionnant les saisons et les âges (60 ans qu’il peint, s’intéressant tour à tour à la céramique, au dessin, à la lithographie, à la gravure, exposant à Paris, à Forcalquier, à Aix-en-Provence, à Genève ou à Lausanne), l’Humanité d’une peinture donc dans laquelle on reconnaît le vivant  et son sacrement continuel, on croit y déceler, voire entendre la partition de l’Être. Il y a les bleus surtout comme la vie-vitre réfléchissante où s’élève sa voix, sa voix visiblement, apparaissant par ex. collines d’hier, dans le regard, le sien, lorsqu’il peint, le hameau habité et Lure, sa silhouette, Forcalquier… Sa peinture silhouettant l’Être et la tendresse rassemblée là avec  l’exactitude des gestes. Cela qui du dedans de la toile fait bondir l’éclat qui nous frappe. Pierres noueuses comme il dit, collines sauvages…, bois profonds, ont envahi sa peinture, pris le pouvoir plutôt, elle où il se hausse encore, poussé sur la scène de la générosité, rare, infiniment… Il y a du vert aussi parfois ou du rouge, blanc et noir mêlés, du brun même… J’y lis l’enfance, l’enfance du cœur et sa vie d’homme comme dans le trait vibrant de ses dessins. On a tous les âges à chaque instant dit Pierre Bergounioux. Tous ces êtres logés en lui – je songe aux portraits aussi –, c’est avec eux qu’il devise lorsqu’il peint, lorsqu’il dessine, façon lumière du mouvement  – une main satisfait au désir – ne faisant qu’un, il écoute une voix, l’emporte – où ? Toujours à l’avant-garde de la modernité, il se lance aujourd’hui dans la peinture numérique. Je l’imagine en ce moment près d’une eau, l’esprit vagabond, traversé de rêves (ou bien est-ce lui qui les traverse) ou dans un train, ces trains qu’il affectionne, il dit : jusqu’à l’ivresse la vie qui nous entoure…"

* voir sur le site le reportage de Christine Ockrent (http://www.preaudescollines.fr)
Jean Paul Bota

mercredi 13 novembre 2013

La 55e Biennale de Venise : un très grand cru.

Zhang Yanzi, The Flow of Energy, 2013
Technique mixte sur soie - Dimension: 50cm×6000cm
Photographie: Hu Zhiheng
© Zhang Yanzi

Nous voilà rentrés. Comme à chaque fois, les yeux et l'esprit remplis de mille beautés, nous digérons tout ce qu'il nous a été donné de voir pendant ces quelques jours passés à Venise. Temps très clément, soleil et ciel clair en dépit d'une fraîcheur annonciatrice de l'hiver proche. Si nous n'avons pu tout voir du "Palais Encyclopédique" (titre de cette biennale), tant la Biennale était éclatée dans la ville ( combien de palais et d'églises d'habitude fermés au public avaient ouvert leurs portes pour présenter des artistes du monde entier dont le pays d'origine n'avait pas droit de cité dans les Jardins de la Biennale, parmi les magnifiques pavillons des "grandes puissances" de l'art.

Il faudrait des heures pour décrire tout ce qu'il y avait de beau, dire les quelques horreurs imbéciles qui traînent encore dans certains lieux et montrer ce qui pour nous, à la Galerie Blanche, nous parait aller dans le sens qui nous fait vibrer : le Beau et la Joie, la force spirituelle et transcendante de l'art sous toutes ses formes. Nous nous contenterons de donner une liste de ce que nous avons aimé, et aussi - elle est plus courte - de ce que nous avons détesté.

Il faut nous laisser juste le temps de mettre nos notes au propre, de scanner ou rechercher les illustrations et nous publierons en quelques billets notre compte-rendu aux amis et fidèles de la galerie Blanche. 

Promis, et pour répondre à la demande de certains amis de la galerie, nous organiserons un voyage en bonne et due forme à Venise pour la prochaine Biennale !

jeudi 10 octobre 2013

La beauté sous toutes ses formes en Première Ligne à Bordeaux


L’ÉVÉNEMENT DE L'AUTOMNE A BORDEAUX

Les fidèles et les amis de la Galerie Blanche se souviennent des mots qui terminèrent officiellement l'aventure de l'espace de la rue du Loup : "Demain ou après-demain, nous continuerons l'aventure de la galerie, ailleurs que rue du Loup. L'essentiel pour nous étant de poursuivre ce "donner à voir" qui nous tient tant à cœur. Chez nous, chez d'autres, ou virtuellement, nous poursuivons la tâche que l'association s'est fixée depuis le premier jour".

 Le temps a passé. Certains sont partis vers de nouveaux horizons. La Galerie Blanche a  poursuivi sa route sur les réseaux sociaux, par ce blog et son catalogue. Vous êtes ainsi nombreux à continuer à nous suivre. Aujourd'hui, une nouvelle page s'ouvre. Nous participons à la belle aventure qu'initie Cécile Odartchenko, auteur, éditeur (Éditions des Vanneaux) qui s'installe à Bordeaux.

La magnifique revue de poésie et d 'art qu'elle édite, Première Ligne, avait besoin d'un écrin. les poètes qu'elle édite, les peintres et les illustrateurs qui ornent les ouvrages de sa maison d'édition seront ainsi présents au fil des mois au 8 rue Teulère, à Bordeaux, entre la rue Bouquière et la Grosse Cloche.
Tout l'esprit de la galerie Blanche se retrouve dans ces lieux, leur blancheur bien sûr, mais surtout la philosophie qui préside à l'entreprise. Cécile Odartchenko, avec son mari Albert Loeb, exposa à New York et à paris les plus grands artistes contemporains. 
Parmi les auteurs qu'elle publie et qui le plus souvent sontd evenus ses amis, Cécile recevra Michel Butor, Jacques Le Scanff, Lambert Schlechter, James Sacré, Roseline Hurion, Jean Paul Bota, Jean-Lousi Poitevin, andré bay, Jean-Paul Michel, Jacques Abeille, Nicolas Mandelbaum, etc.
Les peintres, dessinateurs et photographes invités donneront à voir au public bordelais des oeuvres de grande qualité, mettant la beauté et la puissance créatrice en première ligne :  HENRIETTE LAMBERT, PASCIN, DIDIER CROSS, PAULINE BERNERON, LYSIANE SCHLECHTER, JACQUES LE SCANFF, ANDRE BAY, DAVID HEBERT, etc.
La Galerie Blanche sera aussi présente quelquefois, avec ses artistes, ceux que les fidèles et les amis de la galerie ont déjà pu rencontrer, et de nouveaux plasticiens, tous liés de près ou de loin à la poésie et à l'illustration. Le projet initial d'une collection de livres d'artistes verra ainsi le jour en partenariat avec Cécile Odartchenko et la galerie Première Ligne.

Enfin, la collaboration entamée il y a plusieurs années maintenant avec Antoine Lalanne-Desmet autour de parcours artistiques et littéraires sonores, prend toute son ampleur avec l'ouverture de Première ligne à Bordeaux. A terme, une sonothèque présentera aux visiteurs, dans un lieu confortable et feutré, toutes les réalisation sonores, conçues autour des auteurs des Vanneaux et de promenades littéraires, en cours d'élaboration.

La galerie-libraire-sonothèque ouvre ses portes pour un premier chapitre, samedi 19 octobre, à partir de 16 heures. venez nombreux faire connaissance avec l'équipe de première Ligne et admirer les œuvres exposées à cette occasion.
  La revue Première Ligne sort son numéro trois. 

Au sommaire du numéro 3, automne 2013, de la revue Première Ligne, publiée par les éditions des Vanneaux : Bernard Noël, Ivar Ch’Vavar, Matthieu Gosztola, Richard Blin, Anne Mounic, David Le Breton, Suzanne Kühne, Christian Prigent, Georges-Arthur Goldschmidt, Pascal Commère, Jean-Paul Michel, Philippe Fumery, Lambert Schlechter et Cécile Odartchenko.

Cécile Odartchenko, éditrice de poésie aux éditions des Vanneaux, inaugurela galerie Première Ligne, 8, rue Teulère, à Bordeaux le 19 octobre 2013. Les artistes, peintres, photographes, sculpteurs qu’elle exposera au fil des saisons ont tous un lien avec les éditions des Vanneaux.


Henriette lambert exposée à la galerie Première ligne.
En 1966, la galerie Ariel, dirigée par Jean Pollak, expose ses toiles aux côtés de celles d'Alechinsky, de Bissière, Dubuffet, Hartung, Poliakoff, De Staël, Soulages comme Vieira Da Silva. 
Un an plus tard, c'est au tour d'Albert Loeb de la présenter. À la faveur de l'un de ses espaces basé à New York, une vingtaine de ses toiles seront acquises par le célèbre homme d'affaires Joseph Hirshhorn, pour la collection de son musée basé à Washington.
"Des constructions parisiennes aux paysages hispaniques en passant par la nature morte jusqu'au motif du bassin, lieu insaisissable, dont elle ne cessera de scruter les moindres surgissements : le rythme des saisons et des marais, les intempéries, le passage des ostréiculteurs, des pêcheurs, des cyclistes et des surfeurs. Ses huiles sont baignées de déséquilibres infimes qui finissent par se laisser happer par une mesure harmonieuse, une radieuse plénitude."
Des toiles d'Henriette Lambert seront présentées à partir du samedi 19 octobre 2013,  à la galerie Première Ligne, parmi les oeuvres d'autres artistes liées aux éditions des Vanneaux.

Eveline Lavenu expose ses gouaches et ses dessins

C'est chez Danièle Bloch-Bourgade, dans son Atelier du 109 rue Notre Dame qu'Eveline Lavenu présente à partir d'aujourd'hui son travail. Gouaches et dessins dont le thème est la femme et la féminité. 

Des corps mis à nu, de grands traits forts pour souligner le caractère autant que la fragilité des femmes qui posent pour l'artiste. Un regard tendre mais sans concession qui n'élude rien, accepte tout ce que le temps et les errements de la vie apportent de cadeaux et d'agressions au corps. 

Les femmes d'Eveline Lavenu sont toutes remplies d'une force que le choix des couleurs renforce. Elles vivent, elles semblent bouger, hurler, rire ou chanter. A ne pas manquer.

Le vernissage a lieu aujourd'hui, à  19 heures. 

Nous invitons les fidèles et les amis de la Galerie Blanche a s'y rendre, pour rencontrer l'artiste et son hôte, artiste elle aussi et de talent elle aussi, Danièle Bloch-Bourgade.

Du 10 au 20 octobre 2013, 
de 15 à 19 heures, 
du mardi au dimanche.

jeudi 18 avril 2013

Lynch + Sound

La Galerie Blanche vous propose 10'34" de plaisir avec Dean Hurley, "Le monsieur son de David Lynch", un de ces types "Obsessed with sound" comme on les aime à la Galerie Blanche. Ce documentaire audio, enregistré en mars 2007, est une création de Jeanne Robet
Dean Hurley avait 27 ans au moment de l'entretien. C'est responsable du studio son de David Lynch à Los Angeles. Il a élaboré avec lui la bande-son de l'exposition "The Air is on Fire" qui réunit pour la première fois l’œuvre plastique, filmique et sonore de David Lynch à la Fondation Cartier (Paris). 
Entretien : Silvain Gire - Mixage : Samuel Hirsch  - Réalisation : Jeanne Robet

Des nouvelles de la galerie, d'Helsinki à Venise en passant par Bordeaux


Le concept de galerie nomade fait des émules. mais c'est un concept difficile à assumer. Difficile de repérer les nomades en route. La caravane va son chemin dans le désert, difficilement repérable. D'où l'utilité des caravansérails... 

Il y a un an, la Galerie Blanche, encore toute fripée de ses déboires immobiliers (l'épisode du propriétaire avide et des partenariats officiels longs à la détente, à oublier) décidait de poursuivre sa tâche : Donner à voir. Et nous donnâmes à voir le travail magique et poétique de Vappu Johansson, grande artiste finnoise venue de son pays tout exprès pour présenter ses travaux les plus récents. Le fruit d'une rencontre dans la galerie. le hasard. Un café, des idées et des passions communes. Un bel échange. Une amitié naissante avec l'artiste et son conjoint. La promesse d'une collaboration. La galerie nomade avait posé ses bagages chez Marie Sargos Teisserenc, personnalité du monde l'art qui ne s'en laisse pas compter et qui joua le jeu. En quelques jours, l'affaire était convenue : nous étions en mars 2012, Vappu exposerait sur les cimaises de la dame. Premier caravansérail pour notre esprit nomade. Grand succès auprès d'un public cependant trop restreint. Mais le début d'une implantation bordelaise pour l'artiste. 

Saison 2 : présentation des derniers travaux et des méthodes finlandaises qui font le succès de Vappu Johansson dans son pays (l'utilisation du plexiglass, l'usage de la photographie et la force d'une réflexion philosophique qui préside à ses choix artistiques, et tant d'autres choses encore) le temps d'un week-end au Château de Fontgravey à Blanquefort à l'invitation d'une association de graveurs aquitains qui réunit des artistes que nous apprécions, comme Jean-Michel charpentier, Colin Schonenberger, Carmen Herrera Nolorve.... Des esprits chagrins pourront objecter que tous ces lieux sont bien éloignés des lieux-phares de l'art contemporain, de la création internationale et du rayonnement qui porte les meilleurs à la lumière des grands moments de l'art. Donner à voir passe bien sûr par là : Basel, Paris, New York, Venise, Barcelone, Berlin, Londres, Milan... Mais Bordeaux a son mot à dire. Alors la Galerie Blanche reprend sa route, et la caravane passe. Laissons les chiens aboyer.

A suivre donc...

mercredi 2 mai 2012

Disparition de David Weiss

L'artiste suisse David Weiss, du duo Fischli/Weiss, est décédé vendredi matin à son domicile à Zurich à l'âge de 65 ans, des suites d'un cancer dont il souffrait depuis septembre 2011. La Matthew Marks Gallery, a confirmé l'information publiée sur le site du magazine "Art in America". Sculpteur de formation, il était né à Zurich en 1946. Sa collaboration avec Peter Fischli, de six ans son cadet, avait commencé en 1979. Leur premier travail, intitulé "Wurstserie", présentait une série de photographies de saucisses combinées entre autres à des clichés d'accidents de la route et de défilés de mode.

Le quotidien sous le prisme de l'ironie
Au cours de leur carrière commune, David Weiss et Peter Fischli ont notamment produit des films, des sculptures, des photographies monumentales, des livres d'art ou des installations vidéos parfois déroutantes. Leur notoriété provient en partie de l'humour, voire du côté parodique de leur travail. Le duo aimait ainsi s'emparer de situations ou d'objets du quotidien pour les éclairer d'une manière ironique et les remettre ainsi en question.

La notoriété avec "Le cours des choses"
Peter Fischli et David Weiss se sont fait connaître au niveau international en 1987 avec "Der Lauf der Dinge" ("Le cours des choses"). Cette vidéo, d'une durée de 30 minutes, est parmi les films d'art le plus visionnés de tous les temps. Film expérimental, devenu aujourd'hui un classique, il montre une longue réaction en chaîne : des objets glissent, roulent, tombent ou prennent feu sur une distance d'environ quarante mètres dans une halle industrielle.

Les œuvres de Fischli/Weiss ont par la suite trouvé place dans les plus prestigieuses galeries et collections d'art. Le duo a notamment exposé au Centre Pompidou à Paris, à la Tate Modern Galery à Londres, ainsi qu'à New York, tant au Musée Guggenheim qu'au MoMA . En 2003, Ils avaient remporté le prestigieux Lion d'or de la meilleure oeuvre à la Biennale de Venise en 2003. Ils y ont été récompensés pour une installation projetant au mur plus d'un millier de questions en apparence dénuées de sens.